|
Fils
unique de Philippe le Bon, duc de Bourgogne et d’ Isabelle
de Portugal, Charles naît à Dijon en 1433.
Il sera élevé aux Pays-Bas.
Homme d’un exceptionnel courage, il est cependant connu pour
son caractère violent et impulsif. Il ne connaît qu’un
moyen pour obtenir ce qu’il veut ; la force.
En 1452, alors qu’il n’est que comte de Charolais, il
réprime avec une extrême brutalité le soulèvement des
Flamands. Il se brouille avec Louis XI. Charles n’hésitera
pas à le défier en lui livrant bataille à Montlhéry (1465)
et en mettant le siège devant Paris. Ainsi contraint-il le
roi à signer les traités de Saint-Maur-des-Fossés et de
Conflans par lesquels il récupère la Somme et la ville de
Boulogne-sur-Mer.
Devenu
duc de Bourgogne (le quatrième et le dernier), en 1467, son
premier soin est de constituer une armée permanente
constituée de mercenaires venant de tous les pays d’Europe.
Son objectif ? Reconquérir la rive gauche du Rhin afin
de faire la jonction entre ses terres de Bourgogne et de ses
possessions en Flandres, pour reconstituer ainsi un grand
état bourguignon dont il prendrait la couronne royale.
Le duc Sigismond d’ Autriche lui apporte son aide en 1469 en
lui vendant ses terres d’ Alsace et le pays de Brisgau,
région du comté de Bade en Allemagne.
Se
considérant comme souverain de droit divin, Charles le
Téméraire multiplie les occasions de défier le roi de
France, voire de l’humilier lorsqu’il oblige Louis XI
après l’entrevue de Péronne (1468) à signer un traité
qui cède la Champagne et la Brie au Bourguignon. Il va jusqu’à
le contraindre d’assister à la répression des révoltés
liégeois ! Or, le roi lui-même avait suscité et
soutenu le soulèvement.
Mais
Charles subit deux échecs : devant Beauvais (1472) tout
d’abord, puis au cours de ses tractations avec l’empereur
Frédéric III.
Ensuite,
Charles le Téméraire se lance à l’attaque de l’Allemagne
alors que l’Alsace se soulève contre lui. Aux portes de la
Bourgogne, les Suisse inquiets, réagissent. Il n’en faudra
pas plus pour que Charles parte en guerre contre eux. Dans la
précipitation, il commet beaucoup d’erreurs tactiques et
sera battu à Granson et à Morat en 1476.
En
1477, avec une nouvelle armée, il envahit la Lorraine et met
le siège devant Nancy.
C’est là que le 5 janvier il trouve la mort,
vraisemblablement assassiné par l’un de ses généraux, le
condottiere napolitain Campo Basso qu’il avait insulté
auparavant.
Extrait
de "La plume médiévale" |