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Liège,
ville universitaire, abrite plusieurs facultés réputées,
notamment celle de Polytechnique. La vie y étant un
peu moins chère qu’en France, Liège constitue un pôle
d’attraction pour de nombreux étudiants juifs, qui
échappent ainsi, de surcroît, au numerus clausus et
à l’antisémitisme qui sévissent dans de
nombreuses universités d’Europe centrale et
orientale. De 23 en 1899, leur nombre passe à 173 en
1908. Dans les années 1925-1927, il y aura environ
500 étudiants juifs inscrits aux Facultés des
Sciences Appliquées et de Médecine. Certains
d’entre eux resteront à Liège, rejoignant leurs
coreligionnaires artisans, ouvriers, petits commerçants
et colporteurs, pour la plupart de nationalité étrangère.
La
Communauté Israélite de Liège participe aux
nombreuses manifestations patriotiques et aux
inaugurations, notamment du cimetière américain et
du monument national à la Résistance.
La synagogue et le Foyer israélite, son voisin,
poursuivent leurs activités et abritent diverses
institutions très actives, comme la WIZO,
S.O.S.-Bienfaisance, le Musée S. Kruglanski, le KKL
et le Hachomer Hatsaïr, .
Actuellement, l’office du chabbath est assuré avec
conviction et des cours hebdomadaires de connaissance
du judaïsme sont dispensés.
Le bâtiment possède un mikvèh (bain rituel), une
souccah (pour la fête de Souccot) et une bibliothèque.
Parallèlement, la Communauté gère un cimetière à
Eysden, en Hollande et deux parcelles voisines au
cimetière communal de Robermont .
La synagogue est aussi le cadre de conférences, de
visites-dialogues avec d’autres communautés
philosophiques, de visites didactiques destinées aux
écoles et même d’un concert, en partenariat avec
le Musée Juif de Vienne. Chaque année, une chorale
d’enfants se produit à la fête de Hanouccah .
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