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Il
retient l'attention pour son profil de "despote
éclairé", et son souci d'apporter une solution au
problème de la pauvreté dans ses Etats.
"Despote
éclairé" : tout pour le peuple, rien par le
peuple, ce qu'on pourrait traduire un peu cyniquement
par ceci: "je sais ce qui est bon pour vous".
Ce n'est donc pas réellement l'axe de la
responsabilisation citoyenne mais cette conception du
pouvoir constitue toutefois un progrès par rapport à
la monarchie absolue. Il s'agit du bonheur des sujets,
défini à la lumière des enseignements de la Raison.
Velbrück,
l'humaniste, était soucieux de la pauvreté qui
régnait de manière très visible dans ses Etats. Il
s'attaqua à deux aspects de cette misère, l'accueil
des exclus et l'éducation.
Il mis en place à Liège l'Hôpital général
Saint-Léonard où furent rassemblés tous ceux que
l'immoralité ou le malheur laissait à la rue:
vieillards, enfants abandonnés, vagabonds, filles
mères, mendiants, orphelins auxquels on apprenait un
métier.
Dans le domaine de l'éducation, il profita de la
suppression de l'ordre des Jésuites par le pape pour
reprendre en main l'organisation de l'enseignement en
essayant d'en élargir les bénéficiaires et d'y
privilégier les aspects scientifiques et pragmatiques.
Son objectif est de former le plus grand nombre
d'enfants, de leur donner les bases de l'écriture, de
la lecture, du calcul mais aussi un esprit critique. Ce
sera son "Plan d' Education pour la Jeunesse du
pays de Liège" et la création des Ecoles de
charité gratuites pour les enfants pauvres
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